La campanula associe un mode de jeu proche de celui du violoncelle à un espace de résonance élargi. Ses 16 cordes sympathiques donnent aux notes jouées une profondeur particulière et rendent perceptibles l’articulation, l’extinction du son et les plus infimes changements de couleur. Michael Denhoff en tire une perspective soliste concentrée, où timbre et silence jouent un rôle aussi décisif que la ligne mélodique.
Le Prélude de la Deuxième Suite pour violoncelle de Bach et la Sarabande de la Cinquième Suite constituent des points de repère historiques. Volker Blumenthaler, Bernd Alois Zimmermann et György Kurtág ouvrent l’espace vers la musique contemporaine. Wenn aber… Monolog II et Circula el tiempo de Denhoff relient ces perspectives en un programme où mémoire et présent se pénètrent.
Dans Circula el tiempo, une diffusion sonore avec quatre campanulas élargit la perspective soliste. Il en résulte un espace d’écoute complexe dans lequel résonance, répétition et éloignement sonore deviennent des forces formelles autonomes.
